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Réseaux sociaux : pourquoi les assureurs n’arrivent pas à créer leur communauté ?

Ils possèdent tous une page Facebook et un compte Twitter. Et pourtant, les assureurs peinent à créer autour de leur marque un réel engagement. C’est ce que démontre une étude Eskimoz pour News Assurances Pro. Explications.

 #1 Les assureurs autocentrés
Avoir des milliers de fans sur Facebook suffit-il à faire parler de vous et à créer votre e-réputation ? La réponse est évidemment non. Car tout dépend de votre stratégie. En la matière, les assureurs ont toujours du retard sur l’usage des réseaux sociaux en adaptant le plus souvent leur communication traditionnelle sur Facebook et Twitter. Résultat, s’ils parlent beaucoup d’eux, leurs fans et followers n’en font pas autant.

C’est ce que démontre une étude Eskimoz pour News Assurances Pro, menée sur 14 acteurs de l’assurance (Allianz, April, Aviva, AXA, Direct Assurances, Gan Generali, Groupama, GMF, Maaf, Macif, Maif, Matmut, MMA). A première vue, sauf rares exceptions, tous ont ouvert un compte twitter et une page Facebook. C’est-à-dire le minima d’une stratégie digitale. Mais pour y faire quoi ? « Les tweets comme les retweets concernent pour la plupart la marque ou une communication de cette dernière », analyse newsassurancespro.com.

#2 Les assureurs n’interagissent pas
Par ailleurs, les acteurs étudiés génèrent peu d’interactions avec les internautes. « Sur les 13 pages Facebook analysées en détail dans l’étude Eskimoz, 8 sont ainsi fermées aux publications directes des internautes. (…) Aucun des assureurs étudiés n’utilisent par exemple les call-to-action qui se matérialisent par les demandes de RT, les #FF ou encore les mentions à des comptes en particuliers», peut-on lire sur newsassurancespro.com. Or, l’intérêt des réseaux sociaux demeure dans la constitution d’une communauté  autour de sa marque et la possibilité de dialoguer avec elle.

#3 Les assureurs ne créent pas d’engagement
En ne jouant pas le jeu de l’interaction et en diffusant essentiellement des informations sur leurs propres produits et services, les assureurs ne parviennent pas à créer une communauté autour de leur marque, donc à créer de l’engagement. « Le « People talking about that » (PTAT) mesurant l’engagement des fans sur une page ne dépasse pas les 5% en moyenne (une bonne page Facebook doit avoir un PTAT supérieur à 7%) », souligne newsassurancepro.com. Ainsi, si Aviva affichait au moment de l’étude 656.956 fans sur Facebook, son PTAT ne dépassait pas les 1,69%.

Top 3 des meilleurs gestionnaires de comptes Twitter selon une note établie sur 20 par l’étude (l’intégralité du classement est à retrouver dans l’étude).

AssurancesNotes-Twitter

 

 

Top 3 des meilleurs gestionnaires de pages Facebook selon une note établie sur 20 par l’étude (l’intégralité du classement est à retrouver dans l’étude).
AssurancesNotes-Facebook

 

 

Laure Kepes

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1 Commentaire

  1. Pingback: Les assureurs cherchent encore leur voix sur le web - Digital Insurance

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