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Assurance : de l’ « égosystème » à l’écosystème

L’assurance craint l’effet « Uberisation ». Face à la puissance des GAFA, à l’émergence des objets connectés, à la prise de pouvoir des clients qui ne leur « appartiennent » plus, à la digitalisation de la société dont on ignore à quoi elle ressemblera ne serait-ce que dans 5 ans,  les assureurs s’interrogent sur leur place future dans la chaîne de valeur. Parce que personne ne réussira seul, l’ « égosystème » ou la fermeture de certains ne leur permettra pas d’affronter les changements en cours. Certes, les assureurs font la chasse aux start-ups pour réussir leur transformation digitale. Mais les synergies pourraient aller plus loin. Les projets sont de plus en plus collaboratifs et impliquent de plus en plus de personnes. Une des pistes pour ne pas se retrouver désintermédié est donc de travailler en écosystème ouvert. Pour y parvenir, il faut pouvoir écouter les besoins et les idées des différentes parties prenantes d’un projet, voire de les intégrer au processus de création, à l’instar de Free qui fait appel à sa communauté d’utilisateurs pour sa R&D. En d’autres termes, il faut savoir travailler en réseau et s’inspirer de l’ensemble des acteurs de son écosystème pour non seulement innover, mais surtout créer de la valeur. Prenons l’exemple de la santé, les synergies entre médecins, laboratoires pharmaceutiques, industriels, pouvoirs publics et assureurs permettraient d’inventer ensemble plus de services. Pour un écosystème de santé plus rentable pour tous et plus efficient pour le patient. L’ouverture n’appartient pas à l’ADN des compagnies d’assurances. Cependant, les lignes commencent à bouger et la prise de conscience de certains s’aiguise. Mais la création et la gestion d’écosystèmes larges reste encore à créer.

Laure Kepes

 

 

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2 Commentaires

  1. Pingback: Assurance : de l’ « égo...

  2. JMB

    Bonjour,

    Vos propos ne seraient ils pas une explication ou une partie de l’explication sur les raisons pour lesquelles les assureurs se sont vus dérobés 60% des parts de marchés de l’assurance vie?

    Je peine à voir des micros fissures, dans le monde de l’assurance, annonciatrices d’un monde plus ouvert. Pensez vous que les assureurs soient dans la posture de manquer la révolution du Digital?

    Il y a quelques années un DRH de grand groupe bancaire me disait « Malgré les changements de personnes, d’équipes, le turn-over ne permet pas toujours de changer l’ADN d’une entité » et ce n’est pas le Digital qui fera changer les assureurs surtout s’ils le modèlent à leur image.

    Cependant l’assurance dans son ensemble ne mérite pas l’image quelle porte et il me semble que cette image est considérer comme une fatalité par les acteurs. Est ce liée à certaines pratiques, au secteur qui impose un cantonnement des activités, des produits peu transparents ???…….

    J’aime votre article synthétiques qui expriment un sujet tabou.

    Jean-Michel BLOY

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